mercredi 18 novembre 2009

"Le Français qui a été martyrisé à l'école, il devient raciste"

D'anciens membres des Black dragons, gang majoritairement noir qui "chassait" les skinheads, dans les années 80, livrent leur vision des tensions raciales en France. Intéressant.

lundi 16 novembre 2009

Besson, 100% idéologue

Le dernier coup de bluff de Besson, pour faire bonne figure face à la gauche et l'opinion médiatiquement dominante selon laquelle il ne faut pas "lier immigration et identité nationale", c'est de nous dire qu'on peut très bien le faire, puisque "l'identité nationale, c'est l'immigration." C'est exactement ce que dit le PS. Ces gens de l'UMP ne manquent décidément pas de ressources pour se donner l'image d'un parti s'opposant au bien pensisme de gauche tout en abondant totalement dans le même sens. Comment certains, qu'ils en soient partisans ou adversaires, peuvent-ils encore penser que l'UMP est un parti conservateur? C'est un mystère.



Trouvé sur Fdesouche.com

Cela semble une évidence, mais je ne résiste pas au fait de rappeler qu'il y a bel et bien un peuple originel en France: c'est le peuple Gallo-romain christianisé. Les envahisseurs qui se sont installés en France entre le VI et le Xe siècle se sont tous assimilés: même les Normands, qui ont violemment conquis une partie du territoire, et bien qu'ils aient souvent été en difficulté avec les Capétiens, se sont rapidement christianisés et ont pris femme dans le pays. La preuve, c'est qu'ils ont exporté nos moeurs, notre langue et notre religion en Angleterre.

"En France, il y a deux partis de gauche, dont l'un s'appelle par convention la droite", disait Druon.

dimanche 15 novembre 2009

Exclusif! De nouveaux documents du futur ont été retrouvés!

On n’arrête pas le progrès. Mon équipe de chercheurs/scientifiques/charlatans a réussi, grâce à une machine ultra sophistiquée confectionnée principalement à base de carton, de scotch et de bouts de ficelle à se déplacer dans le futur, et à ramener des documents de l’an de grâce 2021. D’après nos études, il s’agirait de sujets destinés aux élèves passant leur Brevalauréat, sorte de mélange simplifié du brevet des collèges et du baccalauréat, ces examens étant jugés trop difficiles et excluants. Ils ont donc été (ou plutôt seront…) fusionnés, de manière à créer un seul examen, mieux adapté à la néo-culture des jeunes. En effet, d’après la directive 2019 du futur ministre de l’éducation (il semblerait que ce soit François Bégaudeau, mais il est également possible qu’il s’agisse de Disiz La Peste, d’après nos recoupements), il faut « avant tout favoriser la libre expression des apprenants, ne pas réinstaurer un système de notation susceptible de brider leur savoir, et leur faire sentir que leur culture est la bienvenue à l’Ecole. La transmission de savoirs purs doit largement laisser la place à l’éducation citoyenne et à l’apprentissage de valeurs morales indispensables telles que la Tolérance, le respect de l’Autre, la lutte contre les discriminations, Diam’s et Jamel. » Voici les sujets.

Histoire

Lisez ce texte, puis répondez aux questions.

« Après avoir cultivé la terre pendant 19 heures de suite, le paysan de l’Ancien Régime était enfin autorisé par son seigneur à rentrer chez lui, ce qui lui prenait une bonne demi heure, étant donné que ses pieds étaient entravés par des chaînes. Une fois rentré dans son logis, il avait pour coutume de battre sa femme pendant un quart d’heure. Celle-ci préparait ensuite la pitance, mais les paysans étaient tellement exploités par leur suzerain qu’ils devaient parfois se contenter de manger des pierres. Au petit matin, le prêtre catholique du village usait d’un cor de chasse pour réveiller les serfs, tout en violant allègrement leurs enfants. Vers midi, il était fréquent que des moines fous vêtus de noir fassent irruption en brandissant des crucifix, et brûlent aléatoirement quelques paysans pour « hérésie ». »

Extrait de Les dessous de l’Ancien Régime, Dominique Wolton

1/ En quoi ces pratiques sont elles contraires à la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1946 ?

2/ Expliquez en quoi le concept d’hérésie est contraire à la laïcité républicaine.

3/ Vous montrerez en quoi le nazisme a été directement imputable aux pratiques féodales.

4/ Vous expliquerez en quoi l’anachronisme est utile à l’étude de l’histoire.

5/ Question subsidiaire obligatoire : de quel bord politique êtes vous ?

Attention : la réponse à la question 5 peut avoir une grosse influence sur votre note.

Mathématiques

Jean, Enzo et Marianne forment un couple trisexuel tout ce qu’il y a de plus normal. A 15 heures, Jean descend les 6 étages de son immeuble pour se rendre au marché. Il effectue en voiture hybride un trajet de 22 minutes, puis se gare sur la troisième place à droite. Il fait alors 54 pas pour se rendre au stand de pommes de terre bios. Il en achète 1,5 kg, puis rencontre par hasard ses amis Nolan et Mathis, en couple depuis 8 mois et 16 jours. Ils devisent pendant 34 secondes avant de reprendre leurs chemins respectifs. Jean rentre au domicile conjugal à 18h12, pour trouver Enzo et Marianne en train de s’enfiler mutuellement des sex toys d’une longueur de 34 cm, tout ce qu’il y a de plus normal.

1/ En vous basant sur les informations fournies dans l’énoncé, vous calculerez le prix de 800 grammes de pommes de terre.

2/ Vous expliquerez en quoi la situation décrite par l’énoncé est absolument normale.

Education à la citoyenneté

QCM. Plusieurs réponses autorisées.

1/ Je constate que mes parents laissent inutilement les lumières allumées, gaspillent de l’eau ou ne pratiquent pas le tri sélectif de leurs déchets.

a. Je fais comme eux
b. Je ne fais rien
c. Je leur mets un coup de boule
d. Je note leurs activités sur une fiche que j’envoie ensuite à la mairie

2/ Pour réduire le réchauffement de la planète qui fait monter le niveau de la mer de deux mètres par jour d’après les dernières statistiques, il faut :

a. Vivre en ascète
b. Faire un chèque au nom de Nicolas Hulot
c. Tuer Claude Allègre, responsable de ce désastre
d. En rire

3/ Des extra-terrestres pacifiques dont la lointaine planète a été détruite par les gaz à effet de serre des humains émigrent sur Terre. Il faut :

a.Les accueillir chez nous, car c’est un peu notre faute si ça va mal chez eux
b.Les accueillir chez nous, et en plus leur donner moult subsides pour nous racheter
c. Les accueillir chez nous, leur donner moult subsides, et en plus nous imprégner de leur lointaine culture extra terrestre
d. Refuser de les accueillir, et donc se comporter comme Hitler



Malheureusement, ce sont les seuls sujets de Breuvalauréat que nous avons pu récupérer dans le futur. Dommage, j’aurais bien aimé voir le sujet de philo.

mercredi 11 novembre 2009

Débat sur l'identité


mardi 10 novembre 2009

L'hilarant débat sur l'identité nationale

Le très sévère ministre de l’immigration Eric Besson, qui a quand même expulsé trois clandestins Afghans le mois dernier pour montrer qu’il ne rigolait pas, a encore fait preuve de son patriotisme (rires) en organisant un grand « débat sur l’identité nationale ». Deux remarques liminaires : le simple fait d’organiser un débat sur un thème donné signifie qu’il y a possibilité de négociation et de remise en question, l’identité de la France devenant ainsi modulable, et définie « démocratiquement » par le plus grand nombre. Le plus grand nombre de personnes bénéficiant d’une exposition médiatique, bien entendu. Deuxième remarque : le choix de l’expression « identité nationale » et pas « française », ce mot étant apparemment mal vu. Peut-être que je pinaille…

De toute façon cela n’a aucune importance, puisque la simple annonce de ce débat a suffit à susciter une vague d’indignation vertueuse de la part de nos amis de gôche, qui courent derrière chaque occasion de traiter ceux d’en face de pétainistes, alors qu’ils sont presque plus à gauche qu’eux. La sinistre Martine Aubry, celle qui pense que c’est une bonne idée de créer des horaires de piscine réservées aux femmes pour faire plaisir à son électorat musulman, ne s’en est d’ailleurs pas privé. Elle nous a ensuite fait l’honneur de nous livrer, sur RTL, sa conception de l’identité française qui n’est selon elle « ni ethnique, ni culturelle, ni religieuse ». J’en déduis donc que la France n’existe pas en tant que peuple et même qu’elle n’existe pas tout court : elle nous nie, tout simplement. La France est pour elle un simple espace géographique, une aire ou « plusieurs cultures sont fières de porter la devise républicaine Liberté, Egalité, Fraternité ». Plusieurs cultures, car comme chacun sait, une big mama black en boubou qui hurle le Bororo appartient en fait au même peuple que celui qui a produit Louis XVI, Balzac, Mme Michu et malheureusement Jack Lang.

Aux côtés d’Aubry, qui, heureusement pour nous, a à peu près autant de charisme qu’un radiateur, sont arrivés les Verts, qui n’ont pas hésité à faire dans l’originalité en parlant de « vieille soupe nationaliste ». Pour traiter de nationalistes des gens qui laissent entrer 200 000 immigrés par an dans ce pays, il ne faut pas avoir peur du ridicule, et décidément, ils ne le craignent pas, puisqu’ils nous ont ensuite fait le coup de « l’épouvantail de l’immigration ». Ah ! le fameux mot « épouvantail ». Heureusement qu’il existe, celui-là, sinon comment ces gens pourraient-ils nous faire croire que le réel, quand il est contraire aux théories de gauche, n’existe pas ? Tout ce qu’ils ne veulent surtout pas qu’on voie devient un « épouvantail ». L’épouvantail de l’islamisme, l’épouvantail du terrorisme, l’épouvantail de l’immigration, l’épouvantail de l’insécurité… Tout cela relève de notre pure imagination ! Et d’ailleurs, il n’y a pas très longtemps, un de mes amis s’est fait agressé par des épouvantails, qui en fait n’existaient pas ! Merci les Verts, de nous remettre les yeux en face des trous. Grâce à vous, je vois la lumière.

Les plus comiques de tous étaient quand même les communistes, le numéro deux du PCF craignant un « retour du pétainisme le plus nauséabond », ce qui est plutôt rigolo, pour des types qui se revendiquent de la même idéologie que Doriot ou Mussolini, tous deux anciens marxistes/communistes. Mais chut, il ne faut pas le dire.

L’opinion majoritaire de la gôche est que l’identité Française est exclusivement républicaine, socialiste et « métissée ». A ce titre, je vous invite à lire l'interview de Vincent Peillon, bien-pensant en chef du PS, qui nous dit ceci :

« L’expression [identité nationale] vous gêne-t-elle ?
Il y a un problème dans les termes. Jamais, dans toute son histoire républicaine, la France n’a lié sa nature au rapport avec ses étrangers. Elle a toujours considéré l’apport des autres nationalités comme une chose positive pour son identité, en étant extrêmement ouverte, avec une condition simple : l’adhésion à des valeurs communes. »

« Dans toute son histoire républicaine » : bien que je sois à titre personnel républicain, l’identité Française ne saurait se limiter à un régime politique, et si ce devait être le cas, ce serait la monarchie, pour des raisons évidentes de longévité. La France, c’est 2000 ans d’histoire, ou 1500 selon certains, mais certainement pas 130. Croire que la France a commencé à exister en 1789, ou en 1870, relève de la pure mauvaise foi.

« Elle a toujours considéré l’apport des autres nationalités comme une chose positive pour son identité. » : menteries ! Notre pays n’a connu absolument aucune immigration entre 550 et 1850, et les Barbares des « grandes invasions » n’ont représentés que 5% de la population de l’espace géographique France. Ceux-ci ont de toute façon fini par se romaniser et se christianiser. Quant aux immigrés européens de la période 1850-1950, ils se sont tous assimilés à la France : leur culture n’a rien apporté à ce pays, c’est ce pays qui leur a donné sa culture. L’argument qui consiste à dire que la France s’est construite grâce à d’imaginaires vagues successives d’immigrés n’est qu’une gigantesque tarte à la crème, servant à nous faire accepter une immigration extra-européenne massive, et même à la considérer comme un cadeau. « Tout va bien, tout est comme avant, rien ne change ».

Le reste de l’interview de Peillon vaut son pesant de cacahuètes et résume la pensée de la gôche, tous courants confondus, sur la question de l’identité Française.

Il s’avèrera très probablement que ce débat n’est qu’une grosse blague, qui va permettre au parti qui se fait appeler la « droite » de faire officiellement son coming-out multiculturaliste. Besson, dans ce débat, a d’ailleurs dit qu’il posait deux questions : « Qu’est-ce qu’être Français ? » et « Quels sont les apports de l’immigration à l’identité nationale ? ». J’attends impatiemment la réponse aux deux questions.

Il aurait convenu de rappeler, au début de ce débat, la phrase du Général, peu soupçonnable de sympathies « pétainistes » :

« Nous sommes avant tout un peuple européen, de race blanche, de culture gréco-latine, et de religion catholique ».

dimanche 8 novembre 2009

La beauté du rap

Fake ou pas? J'ai beaucoup de mal à trancher...

vendredi 6 novembre 2009

L'immigration vue par la presse algérienne

(…) Toujours selon M. Zeghida [gendarmerie algérienne], ce sont 48 nationalités qui transitent par notre pays, dont des Asiatiques. L’intervenant a mis en exergue le fait que cette immigration constitue une véritable menace pour la sécurité publique de l’Algérie, tant il est vrai que la connexion entre ce phénomène et le trafic de drogue, la contrebande, la fausse monnaie et les faux documents a été largement établie. Ce n’est pas tout, l’officier de la gendarmerie nous apprendra que ces immigrés (pour l’écrasante majorité des Africains) véhiculent des maladies graves. Cela sans oublier leur implication dans la délinquance. En ce sens qu’ils s’organisent en groupes pour racketter et agresser les citoyens. (…)

Source: http://www.latribune-online.com/evenement/17741.html

"Je ne comprends pas, c'est raciste ou pas? Pourtant ils sont Algériens, ils sont donc forcément gentils! Quand les Français disent ça, c'est raciste, ça j'en suis sûr. Mais si je critique les Algériens qui disent la même chose, je risquerais d'être moi aussi raciste!" dit le bobo avant que son cerveau explose, incapable de sortir de son schéma bourreau ontologique/victime ontologique.

Devenez riche en moins de deux - suite

Si vous êtes vraiment un branque et que vous n’avez toujours pas réussi à devenir riche à millions en alignant des tampons hygiéniques les uns à côté des autres comme des foutus menhirs – ce qu’on appelle communément l’Art contemporain, je me propose de vous faire découvrir une autre technique qui a fait ses preuves.

Ecrire des bouquins à la con

Le niveau littéraire s’est considérablement dégradé en France, à tel point que certains profs de Français font lire à leurs élèves de collège des textes de Grand Corps Malade. L’avantage de la déculturation, c’est qu’elle permet de vendre les plus indigentes productions littéraires, et en plus de les faire passer pour chef d’œuvre. J’ai déjà parlé de Marc Lévy et Guillaume Musso, les Laurel et Hardy de la littérature, ces comiques dont tous les personnages s’appellent Brian ou Eleanor, sont designers ou architectes, et habitent San Francisco ou bien New York, et qui usent de toutes les bonnes grosses ficelles : histoires fantastiques à la mord-moi-le-nœud, niaiserie sentimentale et poncifs littéraires (« abîme insondable », « amour fou », « passion dévorante » et tout le tremblement). Si faire du Musso-Lévy pour devenir riche vous emmerde, il y a d’autres genres de romans qui se vendent apparemment comme des petits pains, étant donné le nombre de gens, de femmes surtout, qui les lisent dans métro. Grâce à mon équipe et à mes nombreux contacts dans le milieu de l’édition, j’ai pu me procurer de géniales œuvres qui ne sont pas encore sorties. En voici quelques extraits, précédés de leurs critiques par le Nouvel Obs, qui, je l’espère, vous inspireront pour votre carrière d’écrivain à la con.

Le roman démago sur les banlieues

Exclusion, racisme, persécution policière, droitisation de la société : Samuel Benchetrit, qui connaît mieux le problème que quiconque puisque c’est un bobo métrosexuel, nous livre avec son dernier roman un condensé de réalisme social. Sobrement intitulé Causette dans le 9-3, son 18ème ouvrage met en scène deux jeunes de banlieue que la vie n’a pas épargné, Achmed et Boubacar. Voici ce qu’en dit François Bégaudeau dans sa préface : « C’est un boulet de canon que Benchetrit nous envoie, à nous tous. Après des claques comme celle-ci, il est du devoir de chaque Français de se rendre compte que la dramatique situation d’Achmed et Boubacar est celle de millions de jeunes issus de la richesse diversitaire (expression homologuée par le ministère du mieux-vivre ensemble) en France. Les Français dits « de souche » doivent se rendre compte que tout problème à un responsable, et balayer devant leur porte, avant d’émettre des opinions plus que limites sur les problèmes des banlieues. » Extraits :

p. 38

« […]
Flûte ! cria Boubacar en éteignant la télévision que sa mère avait récupéré au dépotoir municipal, faute de moyens. C’était toujours la même chose. Dans la nuit de samedi à dimanche, le gymnase avait été incendié par des skinheads. Les médias, aux ordres de l’Etat, avaient instantanément accusés les jeunes de banlieue, et la police avait déjà fait des rafles et arrêté aléatoirement plusieurs amis de Boubacar, dont Achmed, alors qu’il revenait paisiblement de la librairie ou il s’était acheté, avec ses maigres économies, des romans de Balzac et Flaubert. Achmed était probablement, en ce moment-même, brutalisé par la police, sans défense. Les images qu’il se faisait de son ami livré aux mains des nervis policiers révoltaient Boubacar, si bien qu’il eut quelque peine à se remettre à ses révisions pour le baccalauréat, qu’il devait absolument obtenir pour rentrer à la Sorbonne, où il projetait de faire des études de droit. Alors, peut-être serait il enfin accepté par la société française, même si les multiples efforts de tous ses amis en matière d’intégration n’avaient toujours pas payé. […] »

p. 116

« […]
Après cette rude journée de travail à la bibliothèque, il faisait bon humer l’air frais du dehors. Boubacar, Achmed et huit de leurs copains rentraient avec gaité chez eux, même si aucun d’entre eux n’était sûr de trouver à manger sur la table, tant leurs parents à tous, qui travaillaient pourtant seize heures par jour, vivaient dans la misère la plus extrême. Soudain, Boubacar entendit un hurlement : « Arrêtez-vous ici, bande de bougnoules ! ». « Oh, zut » pensa-t-il : c’était les policiers qui avaient investi le quartier il y a quelques temps et qui patrouillaient sans arrêt, s’en prenant sans cesse aux jeunes. Parfois, la nuit, on entendait les bruits de bottes cadencés et des phrases en allemand.
Les policiers encerclèrent Boubacar et ses amis. Le visage de leur chef, un colosse blond aux yeux bleus et armé d’une gazeuse, se tordit de haine quand il prit la parole : « Alors, on va où comme ça, les bicots ? Vous vous croyez chez vous, ici ? Heil ! » Tétanisés, les jeunes bambins se recroquevillaient, alors que les policiers s’avançaient comme des chars d’assauts, matraques à la main et yeux injectés de sang. Un autre policier, qui avait une petite moustache carrée entre la lèvre supérieure et les narines, saisit violemment Achmed au collet et déchira le bouquet de fleurs qu’il avait acheté pour sa mère. […] »

Samuel Benchetrit, Causette dans le 9-3, Gallimard, collection « Les fresques sociales réalistes »

D’autres bouquins à la con du futur une prochaine fois.

lundi 2 novembre 2009

Vous n'aimez pas? On vous en met encore plus!

"La Beauté est devenue une exigence quand les peuples se sont sédentarisés. Aujourd'hui où le nomadisme revient par la société virtuelle, ce dont se réjouissent les adorateurs de la Marchandise (Attali), la Beauté recule, se cache, est diluée par l'adjonction de la Laideur. A Bruges, les responsables culturels de ce pays, la Belgique, qui n'en a plus pour longtemps, installent, au milieu d'une place qui ne demandait rien, un parallélépipède de dix mètres de long sur trois de haut, en verre et en métal. Les habitants, légitimement en colère, le revêtent de graffitis vengeurs. Réponse du ministre de la culture: "L'oeuvre était installée provisoirement pour un an, pour la peine nous la maintiendrons trois ans". Des enfants, ils nous prennent pour des enfants!"

in Manuel de résistance à l'art contemporain, p. 83, Alain Paucard

EDIT: bien qu'elle soit ici utilisée comme "punition", la technique qui consiste à imposer quelque chose aux gens de manière inversement proportionnelle à leur rejet de la dite chose est, il me semble, un coup classique des élites contemporaines qui pensent sincèrement que le rejet est dû à une exposition pas assez prolongée: "moins ils en veulent, plus on leur en met!". Cet incroyable postulat selon lequel une nuisance ne serait perçue comme telle que parce qu'elle n'est pas encore assez répandue est malheureusement appliqué à beaucoup de domaines.
Exemple: si les Français votent NON au Traité constitutionnel européen (les salauds...), c'est en fait parce qu'il n'y a pas assez d'Union européenne, donc on leur en met plus. Formidable.

samedi 31 octobre 2009

Les anti républicains

La Réaction poussée trop loin conduit a de curieux résultats, un des plus répandus dans la réacosphère étant l’anti-républicanisme pavlovien. Ainsi, chez certains réacs, la République est considérée comme ontologiquement mauvaise, quoiqu’il arrive. Elle est le Mal, seule et unique responsable de tous les méfaits qu’on se tape aujourd’hui (immigration massive, bien-pensance, auto-détestation, culte de mort, art contemporain, Jack Lang). Ces gens, qu’ils soient monarchistes ou pas, tombent selon moi la tête la première dans plusieurs écueils, le premier étant la soumission totale au novlangue gauchiste.

Bien que les réacs anti républicains sachent très bien, comme tous les gens sensés, qu’une des spécialités de la gauche depuis 30 ans est la subversion du vocabulaire, ils décident de prendre au sérieux le premier gauchiste venu qui tente de légitimer ses idées mortifères en se protégeant derrière le bouclier de la République française. Ils décèlent toutes les perfidies lexicales de la gauche – « jeune » pour désigner les délinquants d’origine immigrée, « droit à la vie familiale » pour légitimer l’extension illimitée du regroupement familial, « liberté » comme concept légitimant l’avortement de masse et compagnie – mais quand les gauchards ont la brillante idée d’user du mot République pour légitimer tout et n’importe quoi, ils gobent. Lorsque un quelconque élu du PS tente de nous faire avaler que l’ « accueil de l’Autre » est un concept authentiquement républicain, les réacs anti républicains savent très bien comment interpréter l’expression « accueil de l’Autre », qui signifie, dans la bouche de tout élu de gauche qui se respecte, immigration incontrôlée. En revanche, par une sorte de gymnastique intellectuelle, ils se persuadent que cet élu de gauche n’a pas triché lorsqu’il a utilisé le mot République et finissent donc, à la longue, par croire que le concept de République française signifie tout ce que les gauchistes décident qu’ils doit signifier.
« La République, c’est le droit du sol, gnagnagna, la République, c’est la tolérance (dans son sens contemporain, évidemment), gnagnagna, la République, c’est mon cul sur la commode, gnagnagna ». Avec les gauchistes, toutes les forfaitures sont commises au nom de la République, instrumentalisée pour légitimer n’importe quoi ; et avec les réacs anti républicains, tous les méfaits sont commis par la République, parce que c’est la gauche qui le dit… Quelle curieuse situation que celle où laquelle des « réacs » se soumettent aux nouvelles définitions de gauche…

Le second écueil relève du domaine de l’amalgame, les réacs anti républicains persistant à considérer le concept de République comme un bloc monolithique, et comparant la RDA à la République française, disant que c’est la même chose, juste parce qu’il y a le mot « république » dans le nom des pays de l’ancien bloc soviétique. Au risque de décevoir, le concept de république n’est pas à prendre en bloc : la République française, c’est la Déclaration de 1789, et la Constitution de 1958, point à la ligne. Rien à voir avec le bolchévisme. Prendre le concept de république comme un tout indivisible est parfaitement stupide : à ce compte là, autant comparer la République française aux républiques islamiques.

Le troisième écueil est le fruit des deux précédents. Il consiste à trouver tout et n’importe quoi pour discréditer la République française, en l’accusant à outrance. Selon certains réacs, la République française serait mauvaise car responsable, par exemple, de la colonisation. Outre le fait que ce soit totalement faux, la colonisation de l’Afrique ayant débuté en 1830 sous Charles X, le fait, pour un « réac », de sombrer dans la repentance anti coloniale dans le simple but d’accuser la République française est tout à fait révélateur : on nage en pleine idéologie. Contre la repentance, sauf si elle permet de charger la République.

Je pense pour ma part que la République française, sa garantie de l’égalité en droit, de la liberté d’expression, sa laïcité, et son interdiction du commuanautarisme, sont les seuls remparts sérieux et crédibles que la France ait à opposer aux revendications victimaires des lobbys communautaires exigeant des avantages, aux exigences de discrimination positive, aux lois mémorielles et « antiracistes » de toute sorte et au financement des mosquées par les deniers publics, toutes ces revendications et mesures étant éminemment anti républicaines.

Encore faut-il se donner les moyens, et surtout avoir la volonté, de faire respecter ces principes républicains simples, ce qui n’est apparemment pas à la portée de nos pitoyables élites.

Quoiqu’il en soit, les réacs anti républicains me donnent parfois la nette impression d’être les alliés objectifs de la cohorte anti française et bien pensante que je dois supporter depuis ma naissance, cohorte aux revendications, elles aussi, tout à fait anti républicaines.